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Mag LOPEZ

Découverte sur les scènes slam parisiennes, Mag, ce n'est que du bonheur
Elle est surprenante ! Des textes très bien écrits, peaufinés qui semblent sortir tout naturellement de sa bouche comme si elle improvisait.
Chaque histoire porte en elle son mystère et sa révélation pleine d'humour.
Une heure avec Mag, c'est un bain de jouvence assuré, doublé d'une belle leçon de vie.
On repart revigoré ! (Caroline Carl - Divan du Monde)

 
Contact
mag.lopez@wanadoo.fr
 
 

Voici les rendez-vous de Mag Lopez

 
Vendredi 7 mars 2008 à 20h30

"l' Autrement bon "
Centre culturel Jean ARP
22, rue Paul Vaillant Couturier
92140 CLAMART

 
Samedi 15 mars 2008 de 18h à 19h

19 avril 2008  idem
17 mai 2008  idem
21 juin 2008  idem

Théâtre POPUL' AIR
36, rue Henri Chevreau (Metro Ménilmontant)
75020 Paris
01 44 66 34 96

 

Samedi 26 avril 2008 à 20h précises

Divan du Monde
75 rue des Martyrs
75018 Paris (Metro Anvers)

 
 

                     A vous de trouver qui je suis, dans ce poème que j'ai appelé 

 
                                      A REFERENCES PARLEES
 

                   J'orne le nez du clown, la culotte du zouave,

                   la croix qui, sur fond blanc, donne espoir aux mourants,

                   j'ensanglante parfois la tunique des braves,

                   me préfère « tagada » sur une langue d'enfant !

 

                   J'hallucine les yeux des photos mal flashées

                   comme ceux des lapins à la blanche fourrure.

                   Je suis colère, fièvre," amour, gloire et beauté " (chanté sur l'air de la série)

                   ou serti d'un rubis, au creux d'une échancrure .

 

                   On me filme ballon au bout d'une ficelle,

                   j'incarcère, en mon cercle, et Bourvil, et Montand,

                   pour vous porter bonheur, je me fais coccinelle

                   et lave incandescente, jaillissant du volcan.

 

                   Si j'habille la rose, de pourpre, elle vient du Caire,

                   j'imprime vos baisers au bas des billets doux,

                   je m'enroule aux torsades en feu des crinières

                   et je vous cloue d'extase, aux couchants du mois d'août.

 

                   Quand je me pare de plumes, chausse mes mocassins

                   et danse autour du feu, on m'appelle l'indien.

                   J' brandis dans les manifs, le livre de Mao

                   et teinte d'écarlate l'habit du torero.

                  

                   Je prends le deuil, en Chine, je pavoise, au Japon,

                   d'un trait blanc, sur panneau, j'interdis le passage

                   ou froufroute, en dentelle, sur balconnet fripon,

                   découvrant les rondeurs d'un corsage, peu sage !

 

                   J'honore d'un ruban le revers d'un veston,

                   me déroule en tapis sous les pieds des puissants,

                   je deviens rubicond sur les joues d'un garçon

                   qui déclare, timide, son bel amour naissant.

 

                   J'annonce le danger, colore la samba,

                   les warnings s'affolent dès qu'il y a problème,

                   j'ai ma ligne privée, pour les secrets d'Etat,

                   tous les pompiers du monde font de moi leur emblème.

 

                   Aux noces du poivron, la tomate, j'épice

                   et sa pulpe, au palais, vous fait.... pili-pili,

                   plongé dans l'eau bouillante, j'en ressors écrevisse

                   quand les toques, à leur table, m'invitent en coulis.

 

                   Je peux être piquette ou grand cru bordelais,

                   étoile, à Moscou ou prélat, au Saint Siège,

                   symbole d'amour fou, rideau, au Châtelet,

                   coquelicot en été, jamais boule de neige.

 

                   Je flamboie, je carmine, j'empourpre, je vermeille

                   le corail rubescent au fond des océans,

                   ma couleur est, dit-on, à nulle autre pareille !

                  

                   Je suis rouge, vous dis-je, en un mot comme.....sang !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
A références parlées


Auteur : Karkom le 15/03/08 ( 13:42 )
bonjour,
ce poème est tout simplement superbe
pas de meilleur hommage au rouge, humour, poésie, émotion ...
bravo Mag Lopez !